MES CONVICTIONS
"La somme des énergies individuelles peut créer une énergie collective puissante qui nous permettra de sortir de la crise. Cette énergie dépend de nous" BL
Je crois en la France :
La France est le pays le plus visité au monde (80 millions de visiteurs en 2008). Il est riche de ses diversités, de son histoire, de son patrimoine culturel. C'est une formidable image d'Epinal. Notre pays a plus de mal, aujourd’hui, à faire entendre sa voix, à se développer et croître. Les Français ont des idées, sont entreprenants et savent rebondir. Les Français sont ouverts sur le monde et sur l’innovation. Ils ont créé des entreprises qui sont souvent en pointe dans leurs domaines. Les Français sont curieux, généreux et fiers.
Je crois en une France respectée dans une Europe utile.
Nous devons relancer le processus de la construction de l’Europe, dans le respect des peuples qui la composent, en prônant un nouveau traité qui permette aux institutions européennes de fonctionner correctement. Seule une Europe forte ramassée (il est temps de faire une pause sur l’élargissement) sera utile et nous permettra de résister à la mondialisation. Cette Europe Utile, c'est l'Europe des Etats.
Je crois en la valeur du contrat
En remportant les élections à droite, nous avons signé un contrat basé sur le résultat et c’est le résultat qui doit être notre seul objectif : relancer la croissance pour éradiquer le chômage, augmenter le pouvoir d’achat, contrôler l’immigration, inverser la courbe de l’endettement, redonner l’espoir dans les banlieues difficiles, réprimer la délinquance et punir plus sévèrement les délits, réformer l’Etat pour le rendre plus performant et enfin mettre à plat notre fiscalité.
Je crois en notre potentiel
Les Français ont un véritable potentiel qui ne peut pas s’épanouir, parce qu’il est bridé par une force d’inertie pesante, par le découragement de ceux qui ont renoncé au changement, par des textes réducteurs, par une paperasserie inutile, par un encouragement à l’inactivité sans contrepartie et désormais par la crise financière. Il faut libérer les volontés et l’imaginaire, ouvrir les vannes, donner sa chance à chacun, femme ou homme, à égalité. La somme des énergies individuelles doit créer une énergie collective puissante qui nous permettra de sortir de l'impasse actuelle.
Je crois dans la solidarité
La terrible catastrophe du tsunami, la montée en puissance du chômage, de ceux que l’on a appelé les nouveaux pauvres, ont montré ces 20 dernières années, s’il était besoin, qu’il peut arriver à n’importe qui d’entre nous d’être frappé par un événement imprévu qui peut bouleverser sa vie. La crise que nous vivons doit nous rendre plus solidaires. La solidarité des uns envers les autres, la solidarité nationale doivent-être en mesure de permettre à ceux qui en ont besoin d’y accéder. Mais la solidarité se mérite.
Je crois dans les valeurs du travail
Le travail c’est ce qui permet à l’individu de se réaliser, de se socialiser. C’est ce qui lui permet d’afficher sa différence, son courage, son savoir-faire. C’est par le travail quel qu’en soit le cadre : fonction publique, secteur privé, ONG, culturel, que les femmes et les hommes peuvent justifier une vie. Nous devons permettre à ceux qui veulent travailler de se réaliser. De prendre à leur mesure, l’ascenseur social. De se différencier et de s’épanouir.
Je crois au progrès
Nous ne pouvons pas être la seule génération qui transmette à ses enfants moins d’espérance dans l’avenir, moins de revenus, moins de possibilités d’action. Dans un monde en mouvement permanent et en crise, la France ne peut pas faire du sur-place. Nous devons améliorer notre éducation, faire progresser nos logements sociaux y compris à Neuilly, réformer en profondeur notre droit du travail, notre justice, notre fiscalité. Nous devons être à l’écoute des autres et comprendre leurs besoins. Nous devons innover et parfois, pour faire bouger les lignes, être révolutionnaires.

A l'Elysée, le 14 juillet 2008